Café de Flore est un lieu mythique situé au cœur de Saint-Germain-des-Prés. Il existe depuis 1887 et il constituait le lieu de toutes les réunions littéraires, de tous les débats philosophiques et de toutes les rêveries artistiques.

En fait, il n’a pas eu grande réputation dans les premières années. Il commençait à attirer les artistes juste après la première guerre mondiale.

Les premiers surréalistes de l’après-guerre et les professionnels du cinéma

L’un des premiers clients de Café de Flore est Guillaume Apollinaire. Ce poète et écrivain français habitait tout près et il s’installe près du poêle tous les jours pour écrire et pour passer du temps avec ses amis dont : André Breton, Paul Réverdy, Louis Aragon et Paul Eluard.
Autrement dit, la révolution surréaliste a débuté dans cet endroit, puisque les premiers surréalistes de l’après-guerre avaient tendance à se réunir autour d’une table du 172 Boulevard Saint-Germain.
Dans les années 30, le café de Flore devenait un lieu de prédilection pour tous les auteurs. Tout le Paris littéraire s’y rassemblait à des heures fixes, notamment : Georges Bataille, Robert Desnos, Léon-Paul Fargue, Raymond Queneau, Michel Leiris, André Derain, les frères Diego et Alberto Giacometti, Ossip Zadkine et Pablo Picasso.
Par ailleurs, les professionnels du cinéma de l’époque fréquentaient aussi le Café de Flore. Le réalisateur Marcel Carné, par exemple, a rencontré l’acteur Serge Reggiani dans cet endroit. Et le metteur en scène, Jean-Louis Barrault y débarquait de temps en temps avec sa troupe après leurs représentations.

Les existentialistes et les amateurs de Jazz

A partir de 1939, l’installation d’un poêle grand et puissant dans le Café de Flore a changé la donne. Les écrivains désertaient le lieu pour faire place à d’autres artistes prestigieux. Simone de Beauvoir, le précurseur du mouvement féministe français, s’y installait tous les jours avec ses clients pour travailler tranquillement. Jean Paul Sartre la rejoignait en 1941 et faisait du Café de Flore un bureau le jour et une salle de fêtes la nuit.
Petit à petit, le premier étage de l’établissement se transformait en un lieu de travail pour les existentialistes. En plus du couple Sartre-Beauvoir, d’autres écrivains s’y rendaient régulièrement, ne citant qu’Albert Camus, Raymond Aron et Maurice Merleau-Ponty.
Enfin, les jeunes artistes et les amateurs de jazz ont également considéré le Café de Flore comme leur QG. Boris Vian, Léo Ferré et Jacques Prévert animaient l’établissement pendant plusieurs années.

(Visited 9 times, 1 visits today)

Leave A Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *