Salima Naji est une architecte marocaine très réputée pour ses habitudes d’utiliser des matériaux locaux et des techniques de construction ancestrales.

Lauréate de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris et de l’Ecole des Hautes études en sciences sociales, elle a déjà réalisé plusieurs charmantes créations et elle a toujours soutenu l’idée de construire des édifices respectueux de l’environnement.

Pour la pierre, contre le ciment

Pour le centre des archives de Tiznit, par exemple, Salima Naji a privilégié la pierre au lieu du ciment. C’est ce qui explique la fraîcheur des lieux et c’est ce qui impressionne aussi les Marocains et les touristes. En fait, cette région du sud marocain se caractérise par un climat aride et des températures extrêmes, donc il faut utiliser des matériaux capables d’apporter la fraîcheur.
Salima Naji n’a pas cherché loin pour résoudre le problème. Elle a juste misé sur les matériaux locaux et les savoir-faire traditionnels. Puis, elle a également tenu compte des particularités des lieux d’implantation de l’édifice. C’est d’ailleurs ce qu’elle a précisé dans ce message qui dit : « Je regarde d’abord ce qui se fait sur place, plutôt que de transposer des choses d’ailleurs.
Toutefois, il convient de noter qu’elle a dû utiliser du béton dans cette construction, car le code de l’urbanisme marocain le recommande dans tous les établissements touristiques. D’où son annonce : « je ne comprends pas qu’on accorde du crédit à ce matériau qui n’a pas de valeur, ni historique, ni climatique, ni esthétique et qui est cher ! C’est froid l’hiver, chaud l’été, c’est sec, ça accuse encore le taux de sécheresse d’un bâtiment ! ».

Utiliser les techniques traditionnelles et les matériaux locaux

Ce que Salima Naji considère comme héritage n’est autre que l’utilisation de matériaux nobles tels que la pierre et le bois. Au début, elle ne réalisait que des projets de particuliers, mais petit à petit, elle s’est intéressée aux grands projets et elle n’a pas hésité à participer à la restauration de plusieurs bâtiments historiques, ksours, anciennes mosquées et greniers collectifs tels que les greniers d’Amtoudi. Elle a réussi à gagner de nombreux marchés publics et elle est devenue une architecte-anthropologue célèbre.
Jusqu’à maintenant, elle ne cesse pas de convaincre les jeunes artisans et architectes locaux d’utiliser les techniques traditionnelles et les matériaux locaux en confirmant qu’ : « Au Maroc, les traditions sont vivantes, en perte de vitesse certes, mais pas mortes comme ailleurs ». Puis, elle cherche aussi à redonner confiance aux personnes qui doutent de ses idées en les accompagnant et en les formant. »

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